Comment soulager l'endométriose par la naturopathie ?

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La naturopathie compte parmi les plus anciennes pratiques de santé du monde, tout comme la Médecine Traditionnelle chinoise, l'Ayurveda et bien d'autres.

Plus qu'une « méthode » qui soigne, la naturopathie prévient. Son but est de préserver le corps en bonne santé et de toujours adapter son hygiène de vie et son alimentation, entre autres, à ses faiblesses passagères ou chroniques afin d'optimiser les réflexes de guérison du corps. On fait appel à la logique physiologique, au bon sens et à l'écoute de son corps, de ses besoins. En ce sens la naturopathie paraît utile à toutes maladies, à toutes expressions de déséquilibre, car la maladie est un déséquilibre, qui crée par la suite un ou des dysfonctionnements.

L'endométriose fait partie de ces maladies d'origine incertaine, mal comprise. Elle est traitée par la médecine allopathique par la privation de cycle par hormonothérapie ou par ablation de l'utérus (hystérectomie).

Pour faire simple, quand les douleurs ou/et les saignement se font trop intenses, la solution est donc de stopper le cycle menstruel soit par une pilule progestative, normalement indiquée dans les inconforts de la pré-ménopause, soit par la chirurgie.

La problématique de cette pilule c'est qu'elle est soupçonnée très fortement d'augmenter les risques de cancer chez la femme dans le cadre des prises longue durée. Or, prescrite dans l'accompagnement de la pré-ménopause, la durée n’excède pas deux à trois années, les effets étant alors peu inquiétants. Dans le cas de la prise longue durée, comme c'est le cas dans les prescriptions contre l'endométriose, la durée peut s'éteindre jusqu'à 10 ans. Des problématiques comme des troubles de la fertilité, une prise de poids et l'augmentation du risque de cancer sont très largement remarqués.

Pour les interventions chirurgicales elles sont parfois radicales (hystérectomie), ou ne stoppe que temporairement l'évolution de la maladie. Malheureusement les gynécologues n'ont pas d'autres alternatives à leurs connaissances pour stopper l'évolution de l'endométriose ou ne serait-ce calmer les fortes douleurs, qui, soit dit en passant, peuvent se manifester dans les différentes périodes du cycle (ovulation, règles), durant les rapports sexuels mais aussi être ressenties de façon permanente. Nous comprenons ainsi la nécessité d'accompagner en naturopathie, aussi bien les femmes sous traitement mais aussi celles qui souffrent et qui disposent encore de leurs cycles. Dans l'un et l'autre des cas, les objectifs divergeront un peu mais dans la mise en place des outils naturopathiques, les conseils seront quasiment identiques.

Pour mieux comprendre l'endométriose, voici un bref descriptif :

L’endométriose est une maladie gynécologique qui présente un dysfonctionnement des cellules endométriales qui sont normalement situées au niveau de l'utérus.

Leur rôle est de préparer un nid douillet pour l'ovule fécondé afin qu'il se niche dans ce manteau tissulaire qui tapisse l'utérus. Leur évolution est provoquée par le taux important d'œstrogène diffusé dans le sang à partir du moment de l'ovulation. Lorsqu'il y a fécondation, la muqueuse utérine accomplie sa mission de petit cocon, et si l'ovule n'est pas fécondé, la muqueuse se détache et les règles apparaissent.

Dans le cas de l’endométriose, des cellules endométriales migrent, on ne sait pour quelles raisons encore, et colonisent d'autres zones à proximité de l'utérus. La plupart du temps (certaines migrent jusqu'aux poumons ou au cerveau) elles remontent le long des trompes de Fallope, certaines traversent même les parois utérines pour se retrouver comme coincées dans la zone de Douglas (cuq de sac situé derrière l'utérus, c'est en fait un repli du péritoine -membrane séreuse entourant l'abdomen et les viscères, elle sépare ainsi la zone respiratoire et digestive de la zone pelvienne-). A partir de là, des cellules peuvent passer à travers le péritoine et toucher le côlon, les intestins, voir plus en remontant les poumons…provoquant ainsi des inflammations, mais aussi, par leur mécanisme de mort et de renouvellement (influencé par les hormones), des adhérences cicatricielles, des superpositions de cicatrices formant des aspérités, parfois confondues avec des kystes, ainsi que différents types de lésions.

Ce que nous voyons en naturopathie :

Nous pouvons directement voir un terrain inflammatoire, c'est ce que nous traiterons en premier dans les deux cas de figures (avec ou sans traitement).

Nous pourrons proposer un rééquilibrage alimentaire en privilégiant la consommation de produits frais, bios, crus (selon la disposition digestive de chacune ! N'oublions pas que la naturopathie se doit d'être holistique mais aussi personnalisée, adaptée à la personne que nous accompagnons). Des aliments dit anti-inflammatoire comme le curcuma, le citron, les fruits doux, les légumes à feuilles vertes, les algues, les graines germées ou encore les oléagineux par exemple.

Éviter les viandes, les rouges en particulier, les céréales contenant du gluten (Seigle, Avoine, Blé, orge) et les laitages. Ce qui ressort de ces 10 dernières années d’observation et de recherches sur les maladies chroniques (et l’endométriose en fait partie), le cancer, l’obésité, les troubles cardio-vasculaire, bref les maladies dites de civilisation, c’est que, mise à part la responsabilité de l’alimentation, on s’est aperçu que les conséquences d’un stress chronique pesaient elles aussi, bien lourd sur la balance. Il est donc plus que nécessaire de s’occuper de sa gestion du stress.

En naturopathie, la recherche des éléments stressants est indispensable pour comprendre pourquoi telle ou telle situation nous met dans un état de peurs, d’angoisse, de tensions. On peut proposer une complémentation afin de pallier aux effets du stress quand il persévère. On aide d’un point de vue physiologique à lutter contre un trop fort de taux de cortisol, qui épuise et enflamme, à l’aide du magnésium (sous forme de glycérophosphate), le zinc (oligoélément essentiel agissant positivement sur l’immunité et la gestion de l’inflammation) des oméga 3 (EPA/DHA de poissons de mers froides), le resveratrol (antioxydant très efficace contre l’évolution de l’endométriose et réduit très efficacement les lésions) et la vitamine E (anti-inflammatoire et antioxydante). On peut accompagner avec des plantes anxiolytiques et sédatives tel que la Passiflore (Passiflora Incarnata) et la Valériane (Valeriana Officinalis). Une bonne gestion du stress passe aussi par une bonne hygiène de vie : penser positivement, s’oxygéner très régulièrement, être en contact avec la nature, bien s’alimenter, bien boire, avec une eau de qualité, travailler sa confiance et l’estime de soi et bien respirer avec des exercices comme la cohérence cardiaque, ou faire des séances de yoga, de méditation.

Le naturopathe peut bien sûr vous aider à vous orienter, à vous guider vers tous ces changements, mais vous seules pourraient les adopter en les mettant en place rapidement et régulièrement.

Au niveau de la zone pelvienne, on peut supposer une compression, un manque de circulation, d’oxygénation. Il faut alors régler les problèmes de constipation s’il y en a. Améliorer et alléger son alimentation, pratiquer une activité physique régulièrement, mais aussi pratiquer des exercices de respiration, et rajouter un peu de réflexologie plantaire peuvent régler très rapidement cette problématique. On peut également conseillée une visite chez un ostéopathe pour redresser la posture d’une part mais aussi faire bouger les tissus.

Éviter au maximum tout ce qui pourrait influencer de quelques manières que ce soit (bloquer, imiter ou encore modifier) le bon fonctionnement du système hormonal comme en évitant tout ce qui contient ou libère les fameux perturbateurs endocriniens comme: les additifs alimentaires, les parfums de synthèse, les emballages plastiques, les agents de synthèse cosmétique, les molécules de synthèses, les modes de cuissons avec contenant plastique ou revêtement instable, entre autres choses et préférer : les cuissons avec ustensiles en inox, poêle en alu, ou pierre céramique, contenants en verre, les cosmétique bio ou fait soi-même, la cuisine non transformée, non dénaturée, cuisine maison, les parfums d'ambiance comme des huiles essentielles, bien aérer son intérieur au quotidien.

Calmer l’inflammation et réduire la compression pelvienne sont des choses à mettre rapidement en place afin de réduire la durée et l’intensité des douleurs mais aussi stabiliser voire réduire l’évolution de l’endométriose. Cependant pour calmer localement les douleurs, des gestes simples comme le bain de siège, la bouillote, les compresses de l’huile de ricin peuvent être un moyen efficace.

L'utilisation des plantes  

Les plantes, utilisées sous toute les formes que ce soit (EPS, Huiles essentielles, Gemmothérapie, tisanes, gélules) sont de merveilleux atouts.

On peut nommer par exemple l’Achillée Millefeuille (Achillea Millefolium)et le Framboisier (Rubus Idaeus) en tisane pour réduire les douleurs des règles, les crampes, réguler l’abondance des saignements et décongestionner l’utérus. Même constat avec l'Alchémille (Alchemilla Vulgaris), prise lors du moment de l'ovulation pour son action progestérone-like pour diminuer la congestion pelvienne et son action antihémorragique.

On peut aussi compter sur l’efficacité des huiles essentielles en application locale, en massant au jour du cycle durant au moins 3 mois pour réguler et réduire les douleurs dû au changement hormonaux. Il est bien évidement également conseillé pour les mêmes symptômes dans le cadre de la gestion de l'endométriose. Au niveau du bas-ventre avec 2 gouttes d’Huile essentielle de Petit grain bigaradier (Citrus Aurantium) et 2 gouttes de Basilic (Ocimum Basilicum).

Pour réduire les douleurs on peut également faire appel à l’association de ces autres huiles essentielles : Lavande Vraie (Lavandula Officinale) et Estragon (Artemisia Dracunculus) ou encore Camomille Noble ou romaine (Chamaemelum Nobile)et Fenouil (Foenivulum Vulgare). N’oubliez pas que pour toute utilisation des huiles essentielles, un conseil de praticien, médecin ou pharmacien formé à l’aromathérapie est nécessaire.

Nettoyer son corps des toxines

Une autre mission naturopathique nécessaire au traitement et au soulagement de l’endométriose, c’est bien sûr de nettoyer son corps des toxines. Le but est de nettoyer et aider au bon fonctionnement des différents émonctoires (foie, poumons, peau, intestin, reins) avec des nettoyages à sec avec une brosse pour la peau, des cures de plantes, des monodiètes, des jeunes (hydriques, intermittent), des séances de sauna /hammam, faire aussi aux diverses méthodes de réflexologie : plantaire, palmaire, endonasale, auriculaire, faciale, crânienne et abdominale. Chaque personne étant différente, la détoxification se devra d’être à l’écoute de la vitalité du corps de l’individus. Car une personne trop fatiguée, en manque de vitalité ne pourra supporter la détox et risque d’épuiser davantage son métabolisme.

Pour récapituler, la naturopathie peut soulager l’endométriose avec la mise en place de 5 objectifs :

  1. Réduire l’inflammation
  2. Libérer la zone pelvienne
  3. Réduire au maximum le contact avec les perturbateurs endocriniens
  4. Utiliser des méthodes naturelles pour soulager les douleurs
  5. Nettoyer et revitaliser les émonctoires

Bien évidemment faire appel à un Praticien en naturopathie est l’une des premières choses à faire pour établir un accompagnement sur mesure, personnalisé (afin d’utiliser les bonnes plantes, les bonnes doses, les meilleures méthodes), adaptée (car chaque personne est un nouvel univers à découvrit, à comprendre, à guider). N’hésitez pas non plus à faire appel aux différentes associations ou groupes qui soutiennent les femmes souffrant de cette maladie gynécologique mais aussi leurs proches. Leur rôle est d’informer sur l’endométriose mais aussi de leur communiquer les coordonnées des différents médecins et praticiens spécialisés dans ce domaine. Vous pouvez retrouver toutes les informations auprès des associations comme ENDOFRANCE, Endogirls (groupe facebook), Endomind, mon endo-ma souffrance… Bonne lecture à tous et à toutes.

Article rédigé par Virginie Alasia, Naturopathe périnatale Spécialiste du bien-être féminin, de la fertilité et de l’endométriose et formatrice à l'IFSH, publié en janvier 2020. 
www.giniebienetre.fr

Image : Canva.

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