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Remonter la pente après le Coronavirus grâce à la naturopathie

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Le Coronavirus, en l’espace de quelques mois, a fait trembler la Terre entière, nous faisant tous nous arrêter dans notre course effrénée et remettre au centre de nos préoccupations, une donnée essentielle mais pourtant souvent oubliée : la santé. 

 Selon l’OMS, « la santé n’est pas seulement l’absence d’infirmité ou de maladie, mais un état complet de bien-être physique, mental et social. »

C’est avec une approche, globale, naturelle et préventive que la naturopathie a de nombreux atouts à proposer dans cette période de déconfinement et notamment pour les personnes qui ont contracté le coronavirus afin de recouvrer la santé.

Dans ses formes diverses, le coronavirus peut avoir touché tous les systèmes de l’organisme : gastro-intestinal, respiratoire, nerveux, musculaire, cutané et une fois le virus passé, laisse souvent la personne dans un état de grande fatigue physique comme morale. La pente à remonter peut sembler longue et laborieuse et la naturopathie a plus que jamais son rôle à jouer chez la personne convalescente afin de lui permettre de retrouver santé, énergie et vitalité.

1) Une alimentation nutritive et revitalisante

Une alimentation saine, nutritive et revitalisante est bien sûr essentielle pour retrouver ses forces, mais lorsque le système gastro-intestinal a été mis à mal un certain temps, la notion de goût et d’odorat perdu, il n’est pas toujours évident de savoir quoi manger. 

 On va privilégier une alimentation riche en légumes et fruits, cuits vapeur ou dans un bouillon d’os maison ou de miso japonais dans un premier temps.  Au fur et à mesure des jours, on va pouvoir réintroduire des crudités et pourquoi pas un petit jus de légumes en début de repas afin d’apporter vitamines et enzymes. 

Les céréales douces et bien cuites telles le riz, millet, quinoa, sarrasin, épeautre, avoine aideront à apaiser l’intestin. 

Il sera aussi important de s’assurer d’avoir un bon apport quotidien en protéines sous la forme de poisson, œufs, viande blanche et légumes secs (lentilles, pois, fèves, soja) si leur digestion n’est pas difficile afin d’assurer un bon renouvellement cellulaire et musculaire.

Les fruits en compote et oléagineux (noix et graines variées), et pourquoi pas un petit carré de chocolat noir seront intéressants au goûter afin de remonter les apports en magnésium et tryptophane.

Chaque jour, il faudra penser à inclure de bonnes huiles crues, riches en oméga 3, telles que l’huile de colza, noix ou lin et d’ajouter des graines moulues (lin, sésame, chia).

En période de convalescence, on pourra aussi choisir de renforcer son alimentation avec des « super aliments » pour leur richesse en nutriments tels que le pollen frais et les paillettes de spiruline, à saupoudrer dans les compotes ou salades.

On veillera aussi à maintenir une bonne hydratation en buvant de l’eau tout au long de la journée et évitant de tomber dans les fringales de sucre et stimulants tels le café et l’alcool.  Des tisanes de gingembre, réglisse, thym et cannelle peuvent être un petit plus et se boire tout au long de la journée.

2) Optimiser les apports en micronutriments essentiels au bon fonctionnement des mitochondries

Après la maladie, un état de fatigue profonde peut s’installer.  L’organisme a puisé dans ses réserves pour faire face et certains micro-nutriments peuvent manquer.  On peut faire faire une analyse sanguine afin de voir les taux en fer-zinc-magnésium-Vitamine B9-B12-D et coenzyme Q10.  Tous ces nutriments sont essentiels pour un bon fonctionnement de nos mitochondries, qui sont nos véritables « usines énergétiques ».  Une supplémentation en ces vitamines et minéraux en plus d’un bon complexe de vitamines B et C peut être envisagé. (Ex : D stress booster de Synergia/ mitochondrie de Thérascience).

Les acides aminés comme la glutamine et la carnithine, essentielles pour le renouvellement cellulaire et musculaire ainsi que pour la création d’énergie, peuvent aussi aider chez les personnes épuisées et qui rencontrent une grande faiblesse musculaire. (Ex : Nutristim de Thérascience / L carnithine de Bionutrics).

Ces supplémentations sont bien évidemment à adapter aux besoins de chacun en plus d’une alimentation saine et nutritive.

3) Retrouver l’énergie grâce à la phytothérapie et aromathérapie

Outre la nutrition et micronutrition, la phytothérapie est un outil indéniable pour relancer l’organisme, redonner un coup de boost grâce aux plantes dîtes adaptogènes.

Plusieurs options sont envisageables afin de restimuler les sécrétions de cortisol par les surrénales : 

En gemmothérapie, le bourgeon de cassis a un effet cortisol-like ainsi qu’anti-inflammatoire et anti-allergique.  On prendra 15 gouttes le matin au réveil.

En phytothérapie, les extraits de plantes standardisés (LPEV ou phytoprevent) de Réglisse, Ginseng et Schisandra auront tous trois une action stimulante et dynamisante.  La réglisse ayant en plus une action anti inflammatoire et émolliente sur la sphère intestinale et respiratoire et le schisandra une affinité avec le foie et les reins.  A prendre à raison d’une à deux cuillères à café le matin dans un peu d’eau. Attention ces plantes sont déconseillées en cas d’hypertension ou chez la femme enceinte et allaitante.

En aromathérapie, une friction matinale de quelques gouttes d’huiles essentielles de ravintsara et épinette noire dans un peu d’huile végétale sur les surrénales (au-dessus des reins) aura un effet redynamisant aussi bien physique, que moral. On fera ainsi 5 jours par semaine, sur une période de trois semaines max.

4) Soutenir le système immunitaire en protégeant le microbiote

Le coronavirus, en s’attaquant aux muqueuses gastro-intestinales a potentiellement perturbé la flore intestinale, appelée aussi microbiote, qui est intimement lié avec nos capacités de réponses immunitaires.  Si la personne a eu des traitements par antibiothérapie, il sera d’autant plus important de recouvrer un microbiote riche et varié afin de restaurer une bonne barrière intestinale et un bon transit, mais aussi de renforcer tous nos mécanismes de défenses.  Une alimentation riche en probiotiques : choucroute, légumes lactofermentés, natto, yoghourt artisanaux, kéfir ou kombucha ou une supplémentation en probiotiques avec une grande variété de souches sera des plus intéressante. (Ex : lactibiane/ vivomixx/ téolliance)

5) Retrouver le moral et combattre l’angoisse de la maladie

Par sa force et son instabilité, une infection à coronavirus peut être vécue comme un choc, voir un traumatisme. Alors que certains sont passés à travers sans trop de heurts, d’autres vivent très mal cette maladie qui peut donner l’impression d’être passé sur le mode essorage de la machine à laver.  Elle peut être longue à partir et laisser la personne dans un état d’angoisse, de peur de la maladie voir de légère dépression. 

 Une fois les potentielles carences en magnésium et oméga 3 adressées, on peut apaiser les angoisses et la tachycardie avec l’aubépine et la passiflore, en EPS ou gélules (phytoprévent), deux plantes aux vertus anxiolytiques et sédatives. L’aubépine est la plante de prédilection grâce à son affinité avec la sphère cardiaque. Elle calme, régule et apaise le cœur.

Si une légère dépression s’est installée, avec une démotivation et des troubles du sommeil, le GRIFFONIA simplicifolia titré en 5HTP, précurseur de la sérotonine et le SAFRAN peuvent être utiles. (Ex : Control de thérascience ou rhodiola safran de phytoprévent)

6) Reprendre son souffle

Il est intéressant de voir comme cette maladie nous a tous pris de court et a touché le souffle, essence même de la vie.  Cette période qui démarre : d’après la maladie pour certains, de déconfinement et de remise en route pour tous, nous rappelle l’importance de garder son souffle et de peut être en prendre plus soin.  

Revoir peut-être son rythme de vie, entre temps de travail, de repos et de loisir ne peut être que bienfaiteur pour chacun. 

On peut aussi proposer quelques exercices de respiration profonde et tranquille, en concordance avec le rythme cardiaque, par exemple de 5 secondes d’inspire et 5 secondes d’expire quelques minutes plusieurs fois par jour, associé à une musique douce ou la diffusion atmosphérique d’une petite huile essentielle (petit grain bigaradier, lavande). 

Pour relancer une oxygénation cellulaire et pulmonaire maximale, quelques séances de bol d’air Jaquier peuvent être un cadeau à s’offrir si l’on n’a pas la possibilité d’aller se ressourcer et respirer régulièrement en forêt.

Cet article démontre la richesse des propositions et possibilités de la naturopathie, en complémentarité à la médecine allopathique, tant par son approche globale, non invasive et naturelle où il est question avant tout de renforcer le terrain et de recouvrer vitalité et santé. L’idée ici est de montrer différentes pistes et non de faire un listing de remèdes naturels. Chaque naturopathe saura ainsi adapter ses conseils selon le besoin spécifique du consultant ainsi que ses spécialisations propres.

Article rédigé par Blanche Rautenstrauch, Naturopathe et formatrice à l'IFSH, publié en Juin 2020. Image : Canva.

Les inscriptions à nos cursus sont ouvertes depuis mardi 2 juin 2020. Plus d'infos sur www.ifsh.fr . L'IFSH publie régulièrement sur son blog ses actualités ! 

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