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Institut Français des Sciences de l’Homme

Centre de formation professionnelle en naturopathie, Massages-Bien-Être
et médecines complémentaires

Article - Les perturbateurs endocriniens, quelles conséquences sur la fertilité ?

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Nous entendons tous parler dans les médias de ces perturbateurs endocriniens. Mais qu’est-ce que c’est exactement et quelles sont les risques sur la fertilité ?

Nous sommes quotidiennement exposés à diverses molécules chimiques ou de synthèse, qui entrent dans de nombreuses compositions de produits de tous les jours. Des matières plastiques, aux engrais, en passant par la cosmétique, les produits ménagers, les produits pharmaceutiques de toutes sortes et même dans l’alimentation, ils sont partout. Cette utilisation massive de ces molécules engendre de multiples problématiques sanitaires et environnementales : impacts sur la faune et la flore, sur la qualité de l’air, de l’eau, les nappes phréatiques, la qualité nutritionnelle des aliments, la santé des futures générations mais aussi toutes les espèces qui font partie du vivant, c’est-à-dire les animaux, les plantes, les insectes, les bactéries, les champignons…

Il faut prendre conscience qu’une exposition précoce à certains types de ces perturbateurs endocriniens augmente considérablement les risques de cancers, de diabète, d’obésité, d’asthme, de maladies neuro-comportementales mais, et c’est là que la diversité et la survie de toutes les espèces est menacée, sur les capacités de reproduction.

  • Mais qu’est-ce que c’est qu’un perturbateur endocrinien au juste ?

C’est une substance chimique qui imite, bloque ou modifie le fonctionnement des différents systèmes hormonaux. L’équilibre hormonal est une mécanique fragile où toute modification va influencer le bon développement et le bon fonctionnement du corps. Les perturbateurs endocriniens ont des effets néfastes sur le processus de synthèse, de transport, d’action ou de libération mais aussi sur l’élimination des hormones diffusées dans le corps. En altérant le taux d’hormones dans le sang, les perturbateurs endocriniens entraînent de lourdes conséquences surtout s’ils sont présents dès les premiers instants de la vie, c’est-à-dire les premiers mois de grossesse mais aussi les premières années de vie de l’enfant. Les impacts sur le fœtus, le bébé ou le jeune enfant sont irréversibles.

  • LE BISPHENOL A (BPA) par exemple est utilisé dans les matières plastiques comme dans le petit électroménager, les lunettes, les cd… mais aussi dans la composition de certaines résines employées comme revêtement pour les boîtes de conserve, de soda, les canalisations d’eau, les cuves d’eau et de vin, et dans certains composites dentaires. Grâce à une forte mobilisation de scientifiques qui se sont penchés sur la question, et à l’intervention de l’association Réseau Environnement Santé, le bisphénol A a été interdit dans la composition des biberons depuis le 1er Janvier 2011.

Le bisphénol imite les actions des œstrogènes, hormones féminines. Elles sont produites par les ovaires lors des premiers cycles au moment de la puberté. Leur production permet au corps de la jeune fille de faire grossir la poitrine, d’augmenter sa pilosité et d’avoir ses règles de façon cyclique.  Le taux d’œstrogène augmente au moment où les ovocytes mûrissent et libère l’ovule. Un taux normal d’œstrogène dans le sang est un gage de protection contre l’ostéoporose, le vieillissement précoce. Mais un taux accru augmente le risque de cancer du sein et de l’utérus.

L’exposition au bisphénol durant la grossesse peut déclencher une puberté précoce chez la jeune fille. Chez le jeune garçon, cela se traduira par la diminution du nombre de spermatozoïdes, et l’augmentation des risques de déficience sexuelle. Les perfluorés (PFC) utilisés dans les revêtements des emballages alimentaires (fast-food, vaisselle jetables), mais aussi dans les moquettes, textile, vêtement imperméable et respirant, les poêles et ustensiles antiadhésifs… les impacts sont visibles sur les capacités de reproduction, l’augmentation de l’obésité, et la diminution des défenses immunitaires.

  • LES PHTALATES, autre exemple connu, sont utilisés dans la composition du PVC, notamment dans le PVC souple, comme les câbles, les gadgets en tout genre, le mobilier. Heureusement ils sont interdits pour la composition des jouets pour les moins de 3 ans. Il faut quand même dire que certains cosmétiques, comme le rouge à lèvres, le vernis, les parfums, en contiennent également.

Les phtalates eux, copient les différentes actions de l’hormone masculine, la testostérone, ce qui provoque une féminisation du corps des petits garçons (micro pénis, malformation génitale), des troubles du système reproductif (baisse de la qualité du sperme, infertilité) mais aussi puberté précoce chez les jeunes filles, développement de l’endométriose, des ovaires polykystiques, de l’infertilité, sans parler des risques accrue de cancer du sein et des testicules, d’obésité, tout comme l’exposition aux parabènes, employés dans 80% des cosmétiques, dans les boissons, aliments ou médicaments.

  • La consommation de pesticides

Même constat sur la consommation de pesticides : en moyenne notre assiette nous expose à pas moins de 20 pesticides perturbateurs endocriniens par jour ! Avec ce cocktail que l’on ingère, inhale, absorbe, boit et qui ont tous des conséquences sur notre reproduction et, ne l’oublions pas, sur celle de nos enfants ET petits-enfants, autant vous dire que changer nos habitudes pour éviter au maximum l’exposition à ces perturbateurs endocriniens est plus que nécessaire. Mais ne soyons pas consumés par la peur, bien qu’il y ait des perturbateurs endocriniens presque partout, il est bien de prendre du recul et de faire les bons choix face à notre façon de consommer, afin de protéger notre santé ainsi que celle de nos enfants et petits-enfants.

  • Mais alors que faire ?

La naturopathie prône une hygiène de vie saine, en conseillant de choisir une cuisine riche en produits frais, de saison, locaux si possible sans traitement de pesticides (agriculture raisonnée, permaculture, biologique). La cuisson, plutôt le mode de cuisson, comme on l’a vu plus haut, a aussi une grande importance : choisir de manger crus, est une bonne solution, simple et efficace même du point de vue nutritionnel (pas de perte de vitamines, d’enzymes et de minéraux), mais si la cuisson est nécessaire, la cuisson vapeur dans un récipient en verre ou en inox est à privilégier. Il faut oublier le plastique pour tout ce qui est de réchauffer au micro-onde, là aussi le verre est une merveilleuse alternative.

 Préserver ses aliments dans des boites en verre, les laisser refroidir avant de les recouvrir, est aussi un autre de ces nombreux réflexes à mettre en place. On pourra en cuisine, choisir des matériaux comme l’inox ou la pierre pour les casseroles, et autre poêle, les passoires en inox et les plats de cuisson en terre cuite ou en verre. On retrouvera le bois et l’inox pour les ustensiles de cuisine, comme les cuillères, les spatules, les écumoires, les louches… Pour la conservation des aliments, les bocaux ou boites en verre, même au congélateur pourront être utilisés. Pour les films plastiques ou les feuilles en aluminium, préférez des emballages réutilisables à la cire d’abeille appelés « BEE WRAP », que vous pouvez très facilement faire chez vous.

Pour les céréales comme le riz, le quinoa ou même pour les farines et les pâtes, vous pouvez toujours aller vous servir dans les distributeurs de ventes libre, ou plus communément nommée « alimentation en vrac » où vous pourrez prendre la quantité au besoin, puis que vous mettrez dans votre petit sac en toile ou en coton non traité pour le transporter jusqu’à chez vous. Il est conseillé de placer préalablement au congélateur durant 24h les aliments pris en vrac afin de tuer les éventuels bactéries ou germes (mites alimentaires par exemple) avant de les verser dans vos jolis bocaux de conservation en verre. On évitera tous les aliments contenants des colorants et autres additifs alimentaires afin de privilégier les sels gris non traités, les herbes séchées du jardin de mamie, non traitées non plus, et aussi de l’huile d’olive extra vierge, bio cela va sans dire.

Dans la salle de bain, il est conseillé de revenir à l’essentiel comme le savon solide (aussi bien pour la peau que pour les cheveux). On comblera avec un changement de marque de quelques cosmétiques que l’on préférera certifié bio. Les masques pour le visage pourront être remplacé par du marc de café, du bicarbonate pour nettoyer les pores. De l’huile végétale pourra facilement remplacer la crème du matin et du soir. Essayer au maximum d’éviter tout ce qui est vernis, teinture chimique pour les chevaux et remplacer votre lessive par une lessive faite maison (recette sur internet), ou certifié bio.

  • Les quelques règles de base sont simples en réalité : 
  • éviter au maximum les emballages plastiques pour tous les produits du quotidien.
  • bien aéré son intérieur car l’air ambiant est beaucoup plus pollué par les meubles, les sols, les produits diffusés (toilettes, parfum d’ambiance, aérosols…) que l’air extérieur
  • nettoyer notre corps (par des cures de plantes et/ou l’activité physique, le hammam, le sauna, des jeunes, des monodiètes, des hydrothérapie du côlon… )
  • être positif et voir tous ces changements comme une triple opportunités : regagner en sante, réduire les déchets et ainsi préserver l’environnement, réduire les dépenses 

Choisir une vie plus saine sans perturbateurs endocriniens, en tout cas le moins possible, c’est gagner le pari de faire les choses bénéfiques pour soi, pour la santé des générations futures, de limiter grandement les déchets chimiques, plastiques, non biodégradables et de réduire les dépenses car le secret (et ce n’en est pas un !) c’est de réutiliser les choses pour réduire notre impact sur l’environnement, mais aussi sur notre santé.

Virginie Alasia - Naturopathe Périnatale, spécialiste du bien-être féminin

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