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Article - L'influence de l'alimentation sur le microbiote

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En tant que naturopathe, je commence toujours par rappeler aux personnes qui viennent me voir que « bien s’alimenter est essentiel, pour rester en bonne santé ». Et aussi que « la qualité de l’alimentation joue un rôle majeur sur l’équilibre du microbiote ». C’est pourquoi je souhaite vous partager aujourd’hui mon expérience et mes conseils, afin de vous faire prendre conscience (si ce n’est pas déjà le cas) de l’influence de l’alimentation sur le microbiote.

De nombreuses études sur le microbiote intestinal sont en cours. Il est important de lire régulièrement les dernières publications à ce sujet, car je suis convaincue que ce domaine sera la source de nouvelles pistes intéressantes pour une meilleure santé. Ces lectures permettent d’évaluer l’extraordinaire potentiel de l’écosystème du microbiote, en comprenant mieux son fonctionnement.

La composition du microbiote est initialement héréditaire, de par son origine, c’est-à-dire la transmission mère-enfant au moment de l’accouchement par voie basse. Aujourd’hui, j’observe lors de mes consultations que les facteurs environnementaux, telle que l’alimentation, influent de manière considérable sur sa composition. Selon le profil de la personne, le pH et le transit intestinal sont également des facteurs à prendre en compte (sachant qu’ils sont eux-mêmes influencés par le régime alimentaire). Suite à ces observations, j’ai lu avec attention une étude portant sur le microbiote de populations diverses (africaines et occidentales) : elle a mis en évidence des différences de composition du microbiote, principalement liées au type d’alimentation, plus qu’aux origines génétiques.

C’est pourquoi je tiens à porter votre attention sur cette notion fondamentale : l’alimentation est capable de modifier l’équilibre de la flore intestinale (en l’enrichissant, ou en le dégradant). 

L’impact de l’alimentation sur cet équilibre varie selon le type de nutriments. Je vous partage différents exemples, pour vous aider à mieux comprendre cet impact :

  •  Rôle des glucides

Pour rappel, il existe des glucides digestibles (glucose, fructose, saccharose, lactose…), ou non (oligosaccharides, amidon et polysaccharides non-amylacés…). Les glucides digestibles favorisent la prolifération des bifidobactéries, mais limitent celles des Bacteroidetes. L'intérêt des glucides digestibles pour le microbiote est variable, ils sont à consommer avec modération.

Les glucides non digestibles ont un effet très bénéfique, en jouant le rôle de prébiotique. 

Ils favorisent la prolifération des bifidobactéries et des bactéries lactiques, et sont à l’origine d’effets métaboliques favorables, comme une amélioration de la résistance à l’insuline. Par exemple, une étude réalisée sur chez des hommes obèses a d’ailleurs montré qu’une alimentation riche en amidon (pommes de terre cuite ou du riz) modifiait le microbiote (notamment Ruminococcus), et que cette modification était réversible à l’arrêt de cette étude. Les glucides non digestibles sont à privilégier, par rapport aux glucides digestibles.

  • Rôle des protéines

Pour commencer, il est important de distinguer la source de protéines : animale, lactée ou végétale. L’impact diffère selon le type de protéine. Par exemple, la consommation de pois augmente la présence des bifidobactéries et des lactobacilles, alors que la consommation de protéines animales augmente celle des Bacteroides. Les protéines d’origines variées sont bénéfiques pour le microbiote.

  • Rôle des lipides

Chez la souris, un régime riche en lipides saturés favorise l’expansion d’une bactérie pro-inflammatoire (Bilophila wadsworthia), ce qui n’est pas le cas avec les lipides insaturés. Par ailleurs, un régime riche en lipides entrainerait une augmentation de la perméabilité intestinale, à l’origine d’une endotoxémie métabolique potentiellement en lien avec l’obésité. Chez l’Homme, il en a été conclu qu’une alimentation hyperlipidique conduirait à un appauvrissement du microbiote, alors qu’une alimentation faible en matières grasses favoriserait la prolifération de Bifidobacterium. Les lipides sont à limiter et les formes lipidiques saturées sont à éviter.

  • Rôle des polyphénols

La consommation de polyphénols permettrait un enrichissement du microbiote en Bifidobacterium et en Lactobacillus. Les polyphénols sont bénéfiques pour la santé du microbiote.

  • Effets sur la santé

L’altération du microbiote n’est pas anodine, car elle peut se traduire par des effets délétères sur la santé.  En effet, les modifications de l’équilibre de la flore intestinale peuvent conduire à des pathologies métaboliques, comme le diabète de type 2, l’obésité, les maladies intestinales inflammatoires ou des troubles cardio-vasculaires.

Comme je le fais lors de mes consultations, je vous invite à aborder ce point avec les personnes venant vous voir, pour leur en faire prendre conscience. 

Dans vos conseils d’hygiène de vie, recommandez-leur une alimentation favorisant l’équilibre du microbiote.

 
 
Sophie MARCHAIS Naturopathe & Docteur en Pharmacie www.sonaturopathe.com
 
 
 
 



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