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Article - La santé par les plantes : mode d'emploi

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Je peux affirmer ici que les remèdes de bonnes femmes sont en réalité des remèdes de Bona Fama, soit des remèdes de bonne réputation, de bonne renommée. Bien qu’au XIXème siècle, cette dénomination perd de son envergure pour devenir, selon Littré, « des remèdes simples et populaires, qui ne produisent aucun effet ».

Certaines plantes sont pourtant utilisées depuis la nuit des temps –ou presque-.

Pour n’en citer qu’une, j’évoquerai avec vous le millepertuis qui était connu en Grèce Antique et devint sacré chez les Celtes. Il est « Prozac-like », il est parfait sur les coups de soleil (sous forme de macérat huileux), en cas d’inflammation buccale et j’en passe… En homéopathie, le millepertuis est fréquemment nommé « Arnica des Nerfs ».

Malgré toutes ses qualités et ses vertus, cette plante reste, comme beaucoup d’autres, difficiles à manier à certains égards car elle peut être photosensibilisante, non-adaptée en cas de traitements anti-dépresseurs (IMAO) et non-conseillée dans les troubles bipolaires.

Tout ceci pour annoncer la chose suivante : naturel ne veut pas dire sans danger.

De plus en plus de français optent pour les médecines alternatives et améliorer sa santé par les plantes est devenu un réflexe courant. Une nouvelle forme d’auto-médication est-elle née ? Avec quels bénéfices ? Quels risques ? 

Certaines approches telles que la médecine ayurvédique, l’homéopathie ou la naturopathie vont se pencher sur l’étude psychologique, émotionnelle et physique du consultant pour pouvoir conseiller une plante qui corresponde au mieux au profil. Sinon, l’approche peut rester, par le biais des plantes, purement symptomatique. C’est fréquemment le cas en aromathérapie.

Si aujourd’hui la chimie et les avancées scientifiques diverses ont permis d’identifier clairement les composés des plantes, pendant des siècles l’approche est restée empirique : forme, couleur, odeur, goût, consistance ont permis de déterminer les propriétés. Propriétés qui sont désormais nommées organoleptiques. Pour citer l’exemple des antiseptiques naturels, voici comment nous pouvons, de façon non-exhaustive, les classer : 

o         Essence sulfurée : ail 

o         Hétérosides : moutarde

o         Alcaloïdes : nénuphar, oignon, raifort, sureau noir, genévrier, pin, plantain

Et tout ceci a été identifié bien avant l’avènement de la chimie moderne…

Il existe différentes formes d’usage de la phytothérapie.

En voici quelques-unes :

Les préparations « prêtes »

Ce sont des préparations sous forme d’ampoules, de gélules ou autres supports qui vous permettent de vous référer avec sécurité aux recommandations inscrites sur les emballages. Pensez à vérifier la provenance des plantes, l’origine des gélules et le dosage des plantes pour vous assurer d’un soin et d’une qualité optimale (recommandation valable pour toutes les autres formules abordées ci-dessous)

La gemmothérapie

Abordée abondamment dans un article paru ou à paraître sur ce blog

Pour les tisanes, infusions ou décoction

1 cuillère à soupe, correspond à environ 3 à 9 g de plantes (selon la plante choisie).

1 cuillère à café correspond à environ 1 à 3 g.

Pour la quantité d'eau 1 tasse correspond à environ 1/4 de litre soit 250 ml.

Pour les contre-indications et précautions, se référer aux spécificités de chaque plante.

Il est recommandé d’utiliser une eau de qualité pour la préparation de vos boissons soit une eau peu minéralisée (eau de source, type Mont-Roucous).

Certaines tisanes peuvent être adaptées aux bébés et aux enfants. Exemples : fenouil, camomille, tilleul…

L'infusion est recommandée pour les fleurs, les feuilles et pour les parties les plus fragiles. La décoction, elle est utilisée majoritairement pour les racines, les tiges et les écorces.

Les EPS

Ce sont des extraits fluides de plantes fraîches standardisés. Assez puissants, ils peuvent avoir quelques contre-indications d’où la nécessité de se renseigner individuellement avant utilisation. Ils sont disponibles en pharmacie ou via certains laboratoires.

La spagyrie

Découle des travaux de Paracelse et du principe d’alchimie. Elle rejoint l’art délicat de, selon sa terminologie, séparer et réunir les principaux constituants des corps. Il s’agit d’une utilisation véritablement holistique et complexe de la plante.

Très peu d’ouvrages se sont penchés sur cette approche qui m’apparaît comme passionnante. En voici un :  « La Spagythérapie » de Toni Ceron.

Les Fleurs de Bach

Approche visant à équilibrer le corps et l’esprit selon différents profils mis en place par le Dr Bach.

Je conseille en général –une fois la ou les plantes correspondant au consultant trouvées- une prise de quatre gouttes, quatre fois par jour, pendant 21 jours.

L’aromathérapie

Au vu de la multitude de subtilités de cette méthode, je vous invite à vous rapprocher d’un professionnel ou de vous lancer dans une formation. En effet, très peu d’huiles essentielles sont faites pour tous et toutes et leur maniement reste complexe.

D’autres méthodes et d’autres façons de procéder existent. Je vous laisse découvrir ou creuser le sujet.

Vanessa Celli, Naturopathe, formatrice, réflexologue plantaire à Colmar

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