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Article - Le sucre, ce tueur déguisé

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Une équipe de scientifiques épidémiologiste en Californie a déterminé que le sucre contribue à la mort de 35 millions de personnes par an dans le monde. 35 millions de décès, c’est plus que le nombre de morts provoquées par l'hypercholestérolémie. Cela représente une victime par seconde. En 2015, les français consommaient environ 34 kg de sucre par an. Cette consommation a doublé entre 2000 et 2015.

Sucre et addiction 

Selon Serge Ahmed, chercheur au CNRS de Bordeaux, le sucre représente une véritable addiction. Sur 100 rats qui ont le choix entre de la cocaïne par voie intraveineuse et de l’eau sucrée, 80 à 90 % se détournent vers l'eau sucrée. Le sucre a donc un pouvoir aussi addictif que la cocaïne. 

Cela peut s’expliquer par le fait que le sucre provoque une libération de la dopamine dans le cerveau, tout comme les drogues de manière générale. La dopamine est associée au circuit de la récompense. Ce circuit provoque une sensation de bien-être lorsqu’il est stimulé. C’est ce qui explique la biochimie de l’addiction face à un produit qui stimule la libération de dopamine dans le cerveau. 

Les besoins en sucre dans l’alimentation

Selon David Hemenway (École de santé publique - Harvard), les populations les plus agressives sont aussi celles consommant le plus de sucre.

Le Dr P. James, spécialiste famine qui a par la suite étudié l’obésité, a écrit un rapport dans lequel il fixe les seuils des besoins en nutriments. Pour le sucre, la limite inférieure est estimée à 0% et la limite supérieure est fixée à 10%. Cela signifie que maximum 10 % de nos apports alimentaires devrait provenir du sucre. Nous pouvons d’ailleurs vivre sans sucre ajouté. 

Quel sucre ?

Nous avons besoin de sucre car c'est le carburant majeur de notre corps. Par exemple le cerveau d'un homme a besoin de 120 g de glucose soit 20 % de ses calories. 

Le reste de notre corps a aussi besoin de glucose de manière à le transformer en ATP qui sera utilisé pour réaliser les différentes réactions chimiques. 

Le sucre décrié par le Dr P. James correspond au sucre raffiné qui a subi des transformations. Ce sucre induit une élévation rapide de la glycémie. Cette hyperglycémie est souvent suivie d’une hypoglycémie (manque de glucose dans le sang) générant l’envie de remanger.

Lorsque nous parlons de sucre en naturopathie, nous faisons référence au sucre qui provient directement d’aliments en contenant naturellement tels que les fruits, les légumes, les féculents et les légumineuses. Lorsque l’apport de sucre est nécessaire pour les pâtisseries, il est alors intéressant d’utiliser des sucres complets, encore riches de l’ensemble des nutriments.

La problématique actuelle est que nous avons réduit notre consommation en fruits et légumes bruts d’une part et nous avons augmenté notre consommation en produits raffinés d’autre part. Ces produits raffinés comprennent les gâteaux, les bonbons, les plats préparés et tous les plats dans lesquels il y a eu de nombreuses transformations. 

Généralement plus le produit est transformé plus il contient de glucides (sucre) ayant un fort pouvoir hyperglycémiant. Plus un produit est hyperglycémiant plus il induira la sécrétion d'insuline qui sera sécrétée pour diminuer cette hyperglycémie et retrouver une glycémie « normale ». Ainsi les produits riches en sucre favorisent entre autres la prise de poids, l’obésité et les problématiques de résistance à l’insuline.

Concrètement, il est donc intéressant de travailler sur plusieurs plans lorsque l'on veut lutter contre le sucre. En premier lieu il est intéressant de faire un agenda de tout ce que nous avons mangé au cours d'une semaine afin de mettre à plat notre consommation en sucre ajouté. La deuxième étape va consister à modifier ce qui est possible pour nous on se fixe des objectifs facilement atteignables et réalisables. Il est essentiel que cet objectif soit facilement atteignable nous avons vu que le sucre est très addictif.

Le deuxième angle d'attaque comprend l'exercice physique. Si nous consommons beaucoup de sucre, il est d'autant plus important de pouvoir l'éliminer avec l'exercice physique. L'exercice physique correspond à toute pratique dans laquelle je fais bouger mon corps : la marche, le vélo, le jardinage, le roller, la course à pied. Il est essentiel de veiller à respecter son corps de manière à pouvoir effectuer cet exercice physique dans de bonnes conditions.

Le troisième axe de changement se situe au niveau émotionnel. Il est intéressant d’étudier, de comprendre afin de modifier nos comportements résultants d’une problématique émotionnelle. L’hypnose, la sophrologie, la PNL ainsi que de nombreuses thérapies vous aideront à démêler et détricoter les nœuds du cœur.

Si vous optez pour une réflexion individuelle, vous pouvez alors vous questionner sur les bénéfices que vous procurent la prise de sucrerie. Pourquoi avez-vous envie de sucre à ce moment ? Est-ce corrélée à de l’ennui, de la tristesse, autre chose ? Avez-vous besoin de douceur, d’être rassuré ? Est-ce que vous avez besoin d'énergie ? Est-ce que vous êtes fatigué ? Est-ce que vous avez besoin de vous occuper ? Cherchez à découvrir la motivation de votre acte  pour ensuite trouver comment vous pouvez le transformer.

Enfin vous pouvez aussi trouver des aides précieuses auprès des plantes telles que les élixirs floraux, la gemmothérapie. 

La consommation de sucre comporte une forte part d’addiction. En dehors de l'aspect culturel et comportemental, elle peut provenir d'un déséquilibre biochimique au niveau des neurotransmetteurs du cerveau. 

Le changement sera multifactoriel afin d’être durable. Il sera basé sur une étude de ce que vous mangez puis sur lesmodifications alimentaires envisageables. Un deuxième axe sera l'exercice physique afin de vous aider à décharger le trop-plein de stress. Par ailleurs, il vous permettra de limiter les effets délétères de la consommation de sucre. Le troisième axe concernera le changement émotionnel et comportemental. Vous pourrez vous aider de plantes et de thérapie brève telles que l'hypnose et la sophrologie pour accélérer et faciliter ces changements. Le plus important est de rester bienveillant avec vous-même. Ces changements doivent respecter votre intégrité et votre rythme.

Justine Noizet, Experte en ingénierie des biotechnologies, Praticienne naturopathe, Formée à la biosynergie médicale avec le Docteur Bernard Lambert, Formée à l'Éducation thérapeutique du patient (ETP) par la Haute Autorité de la Santé, Praticienne en Communication Non Violente (CNV), Programmation Neuro Linguistique (PNL) et Accompagnement à la Libération des Perturbations Emotionnelles (ALPE) et formatrice à l'IFSH.

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